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À PROPOS

NOTRE HISTOIRE.

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UNE APPROCHE RADICALEMENT DIFFERENTE DU THÉ

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Savez-vous que les thés de grande origine, même venant des marques les plus prestigieuses, sont en fait des mélanges?

Pour obtenir, saison après saison, d’année en année, un aspect, un arôme et un goût constant, la quasi-totalité des marques - y compris les enseignes de thé de luxe - créent des “blends”, des associations complexes pour parvenir à cette continuité - que les consommateurs sont sensés rechercher. Cela peut se comprendre pour des produits de grande consommation. Pour les thés prestigieux, c’est plus discutable.

Un thé de grande origine, c’est un thé d’appellation contrôlée, qui vient d’un Terroir, et qui chaque année (Millésime) donne un Cru particulier, unique.

Ce vocabulaire, c’est évidemment celui du vin. Par exemple un très bon Médoc: Saint-julien, Chateau Saint Pierre, Millésime 1995, premier cru. L’équivalent en thé: Oolong, Da Hong Pao, Zhengyan, 2017, First Flush.

Rien de tout cela chez la quasi-totalité des marques de thé. Simplement: Oolong. L’équivalent d’une bouteille avec la seule mention: Bordeaux.

Mais les mentalités évoluent, le monde du thé est en train de se transformer, à l’image du monde du café qui a radicalement changé ces dernières années. Partout dans le monde, de plus en plus d’amateurs sillonnent le Web pour se procurer ces nectars venant du Japon, de la Chine, Vietnam, Thailande, Sri Lanka ou Nepal... Cela reste pour l’instant reservé à une minorité très active, et très représentée sur les réseaux sociaux.

Il reste à proposer ces thés merveilleux au plus grand nombre, dans une approche simple, et abordable. EEDN, c’est une collection volontairement réduite de thés exceptionnels, à la portée de tous - un luxe abordable. C’est aussi la porte d’entrée d’un univers fascinant.

UNE EXIGENCE ABSOLUE, INDISPENSABLE

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Savez-vous quand et comment les feuilles de thé sont lavées? Réponse: dans votre tasse, quand vous versez l’eau chaude, avant de consommer. Jamais avant.

Voilà pourquoi il est indispensable de boire exclusivement du thé d’origine 100% naturelle ou biologique.

Encore mieux: s’approvisionner en thés d’altitude. On prend de la hauteur: moins d’insectes: moins de pesticides. On bénéficie du cours d’eau des montagnes - sans ponctionner les nappes phréatiques, on est certain d’une grande pureté - de plus, la brume permet à la plante de tirer moins d’eau du sol.

Le thé Eedn Nepal Guranse, par exemple, vient des jardins de thé les plus hauts du monde. La récolte 2019 est remarquable, et c’est un First Flush: une première récolte de printemps. Les feuilles ont bénéficié de la remontée des nutriments, concentrés dans le sol durant l’hiver particulièrement rigoureux. Il est naturellement protégé de la pollution, et le relief du sol interdit toute production intensive. Il est récolté à la main, étuvé et roulé de manière artisanale.

Ce ne sont pas que des détails. C’est une exigence indispensable.

UNE PRODUCTION ARTISANALE & RESPONSABLE

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A l’origine de la pratique du Thé, il y a le partage comme valeur absolue. Recevoir ses amis, leur faire découvrir des goûts et des sensations nouvelles, les surprendre, les étonner.

Les thés rares viennent de loin - par exemple ce petit “cake” de Pu Erh blanc récolte Impériale. Il vient de Chine, certes, plus précisément du Yunnan, mais encore, de la région de He Beng. Il n’a pas été récolté sur des buissons de thé mais sur de grands théiers sauvages, qui ont souvent plusieurs centaines d’années. Les gens du villages disent “plus de mille ans” - c’est sûrement éxagéré. Ils disent également qu’il était anciennement récolté par des singes dressés pour ceuillir les meilleures feuilles, tout en haut de l’arbre, à une quinzaines de mètres du sol.

Tout cela fait partie de la légende. Ce qui est vrai en revanche, c’est que chaque famille possède son coin de montagne où les théiers poussent en pleine nature, en symbiose totale avec la forêt, et que l’on grimpe quelquefois très haut pour le “picking”. Ce qui est aussi vrai, c’est que ces conditions d’exploitation et de récolte sont rares, et que ces méthodes artisanales doivent être protégées.

Chez Eedn, nous reversons 1% de toutes nos ventes à 1% For The Planet, et plus particulièrement Navdanya, une organisation à but non lucratif basée en Inde et créée par le Dr Vandana Shiva, que nous avons choisie pour son extraordinaire contribution à la protection de l’environnement.

Notre packaging est fait de matières simples et facilement recyclables: Papier, parchemin de mûrier et PLA, un polymère créé à base de maïs.

Nous sommes conscients de l’importance des certifications biologiques locales: de nombreux petits exploitants des pays pauvres n’ont pas les moyens de s’offrir les services d’Ecocert, encore moins USDA. Il faut encourager les petites exploitations locales, au savoir-faire inévaluable. Il faut en être conscient: le thé d’exception est un miracle, un équilibre fragile. C’est ce qui le rend un peu magique.

DES RECETTES AYURVÉDIQUES EXCLUSIVES

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Pour moi, cela a commencé par une mauvaise nouvelle. Une douleur persistante à l’abdomen, et puis la découverte d’un problème rénal, assez sérieux. Il a fallu changer beaucoup de choses, les habitudes alimentaires, beaucoup de petites contraintes. Et l’eau comme seule boisson autorisée.

Avec le temps, en contrôlant régulièrement, il a été possible de ré-introduire des tisanes, des décoctions. Certaines ont été particulièrement bénéfiques.

Ces recettes Ayurvédiques, je les ai d’abord découvertes au Sri Lanka - je les commandais par sacs de dix kilos.

J’en ai consommé des milliers de litres, probablement, depuis toutes ces années. Il y avait un problème pourtant, auquel j’avais toujours du mal à m’habituer: je n’avais aucun plaisir à les boire. Il y avait un autre problème: aucun des ingrédients n’était d’origine biologique.

J’y suis retourné, j’ai collaboré avec les herboristes locaux pour proposer des mélanges efficaces certes, mais aussi délicieux. J’ai souhaité tout produire sur place - cela, hélas, a été un echec. Il reste encore très difficile de contrôler la qualité et l’origine bio des plantes locales.

J’ai cru abandonner et j’ai finalement trouvé la solution: tout en conservant les recettes d’origine, mes mélanges Ayurvédiques sont assemblés en Allemagne, dans une transparence totale vis-à-vis des composants biologiques.

Ces six mélanges ne prétendent pas guérir, guérir ni même traiter les maladies. Mais cela ne les rend pas moins efficaces pour le bien-être quotidien.

Et elles sont délicieuses.

Elles font toujours partie de ma vie de tous les jours.

NOTRE LIEU AU COEUR DE PARIS

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J’ai voulu un lieu, pour recevoir, pour échanger, pour faire découvrir ces thés qui viennent du bout du monde. Nous sommes à quelques pas de la place des Victoires, et du Palais-Royal.

Dans ce grand appartement, calme et clair, nous organisons des rencontres informelles, ou chacun peut toucher, sentir, goûter ces tresors vivants et naturels. Quelquefois un maître de thé nous initie au Cha-Do, la Voie du Thé. Nous partageons un Matcha magnifique d’un beau vert vibrant. Souvent des amis passent et profitent d’une heure de calme en s’initiant à des thés rares, et oublient tout le reste, dans un moment hors du temps.

Il y a une philosophie du Thé, ancienne et d’une grande simplicité - et elle nous propose de vivre l’instant, pleinement. Le nom Eedn fait réference à un Paradis perdu, un jardin idéal et eternel.

Je veux croire que nous pouvons recréer ce jardin là où nous sommes, cet absolu de simplicité peut se vivre au quotidien si nous acceptons, de temps en temps, de libérer une heure ou deux pour nous poser et apprecier le silence, le calme - pour moi cette parenthèse s’accompagne souvent d’une tasse de thé.

Rien ne dure, sinon le renouvellement permanent des jours et des saisons, et le thé célebre l’éphémèrité du printemps avec les premières récoltes de Sencha et de Gyokuro, l’été avec les moissons tardives des Muscatel et Darjeeling, l’automne où l’on découvre les premiers Oolong, l’hiver et ses Pu Erh voluptueux et toniques...

Voilà pourquoi nous ne proposons certains de nos thé que pour une période limitée, dans un mouvement constant. Certains sont si précieux que leur production se limite à quelques dizaines de kilos, tout au plus.

Quand je reviens de voyage avec mes trèsors, j’invite toujours la même bande d’amis et de passionnés et nous ouvrons ensemble les grands sacs dont certains sont encore en toile, les galettes de thé Puerh dans leur “tong” de feuilles de bananier, et nous infusons pendant des heures jusqu’à l’ivresse, “Tea Drunk”.

Le thé peut être une expérience, un voyage, un apprentissage, un rituel, mais aussi une fête, une célébration de l’amitié, de l’amour des choses simples et du moment présent.

On ouvre sa porte, on fait chauffer l’eau, et l’aventure commence.

UNE PASSION TARDIVE

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Je suis venu tardivement à ma nouvelle passion. Auparavant, j’avais quand-même la chance de pouvoir voyager pour mon travail - souvent, loin, et quelquefois pour longtemps.

J’ai vécu en Asie - Le Japon, d’abord pour presque deux ans, puis de nombreux voyages en Chine et en Corée, cinq ans en Asie du Sud-Est. J’ai découvert très tôt les chemins de montagne où l’on cultive les thés d’altitude, je me suis enthousiasmé pour le Pu Erh - déjà, dans les années XNUMX, la grande bouilloire de Tuo Cha était constamment sur le feu, et m’accompagnait toute la journée.

Mais c’est bien plus tard, suite à ma première tentative de produire mes recettes Ayurvédiques au Sri Lanka, passant des semaines entières dans les jardins de thé, voyant le soleil percer la brume chaque matin... j’ai commencé à rêver. Une petite exploitation était à vendre, il y avait déjà une infrastructure, je n’avais qu’à... Evidemment c’était une très mauvaise idée, et mes amis ont heureusement réussi à m’en dissuader.

Mais le désir d’une nouvelle vie était déjà en moi, et j’ai commencé à marquer sur la carte les jardins de thé, j’ai redécouvert le Yunnan, le Sri Lanka, la région de Uji près de Kyoto, les montagne du Nord de la Birmanie, du Vietnam.

Et surtout j’ai commencé mon éducation. J’ai découvert une communauté de passionnés, tous prêts à partager leur savoir, leurs souvenirs de voyages - certains économisant toute l’année pour passer une semaine chez un petit producteur, testant, comparant les thés rares, ramenant quelques centaines de grammes à peine dans leur valise... Ils m’ont communiqué leur enthousiasme, et surtout ils m’on fait prendre conscience d’un désir finalement assez universel et contemporain: la recherche d’un produit d’exception, avec son histoire, ses légendes, sa préparation traditionnelle et ses artisans au savoir précieux...

Une nouvelle définition du luxe, non ostentatoire, accessible, un luxe qu’on ne porte pas sur soi comme un trophée mais que l’on partage, avec un ami, ou un étranger.

Cette générosité, elle est au coeur même de la pratique du thé. Elle est bénéfique, je la trouve nécessaire, et elle m’a complètement conquis.

Elle a donné un sens nouveau à ma vie.

François Rotger, fondateur de Eedn, Sept 2019.

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